Pourquoi changer nos habitudes alimentaires ?
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), estimait déjà en 2002 que deux tiers des décès seraient imputables en 2020 à des maladies non transmissibles, chroniques et pour la plupart nettement associées au régime alimentaire. Ce chiffre est déjà bien d’actualité puisqu’aujourd’hui, deux Américains sur trois meurent des suites d’une mauvaise alimentation. Les autorités sanitaires reconnaissent toutes qu’il est urgent de remplacer notre alimentation industrielle, sans aucune valeur nutritive, trop riche en protéines animales, en graisses, en sucres rapides et en sel, sans compter les nombreux additifs dont la dangerosité de certains est aujourd’hui bien établie.
Les conséquences sur notre santé nous font tous frissonner : cancers, première cause de mortalité en Europe avec une estimation de 1 personne sur 4, maladies cardio-vasculaires, le diabète et ses maladies satellites pour ne citer que les principales. Dans un article publié en 2015, La Libre Belgique mentionnait que d’après une étude de l’université de Cambridge, la Belgique obtient la troisième place sur le podium de la malbouffe derrière l’Arménie et la Hongrie. Triste constat !
« Quel est le lit le plus cher du monde ? Le lit d’hôpital ! Vous, si vous avez de l’argent, vous pouvez engager quelqu’un pour conduire votre voiture, mais on ne peut pas embaucher quelqu’un pour prendre votre maladie »
(Steve Jobs –entrepreneur visionnaire américain et fondateur d’Apple – décédé en 2011 d’un cancer du pancréas)
De quoi est composé notre capital santé ?
Notre corps est composé de milliards de cellules qui tout au long de notre vie vont perpétuellement se renouveler.
Elles contiennent des informations sur notre patrimoine génétique (ADN) et se différencient selon leur rôle dans le fonctionnement de notre organisme. Chacune d’entre elles fonctionne comme une petite usine en miniature, les cellules de l’intestin s’occupent d’assimiler les nutriments qui proviennent de la nourriture, celles du sang sont chargées de transporter l’oxygène vers les organes et les muscles, celles du foie jouent un rôle fondamental dans la régulation de la glycémie. …
Pour vivre et se renouveler, nos cellules ont des besoins élémentaires :
Respirer (oxygène)
Se nourrir (via la qualité de notre alimentation)
S’hydrater (eau)
Éliminer
Celles-ci sont programmées pour remplir chacune la fonction qui leur est attribuée et puis meurent selon un schéma bien programmé. Si une cellule ou un groupe de cellules subit un dysfonctionnement ou une mutation anormale qui n’est pas réparée, c’est la porte ouverte à la maladie.
Notre alimentation à travers l’histoire.
Les hommes se sont sédentarisés il y a moins de 10 000 ans et cette sédentarisation a permis le développement de la culture et de l’élevage. Sur la ligne du temps, les changements alimentaires principaux datent de l’expansion industrielle, soit moins de 250 ans.
Cette évolution a des côtés positifs en proposant sur le marché une diversité vraiment intéressante et accessible à tous alors que début des années 1900, seules les classes favorisées avaient accès à la viande et aux fruits. Chaque médaille ayant deux faces, on est actuellement dans un système alimentaire où l’homme mange plus que la quantité nécessaire pour couvrir ses dépenses énergétiques où il consomme trop de protéines animales au dépens des protéines végétales, de lipides notamment d’acides gras saturés, trop d’alcool, trop de sucres rapides (sodas, confiseries, pâtisseries), et trop peu de glucides complexes (légumes secs, pain, pâtes, riz,…), trop de sel, trop peu de fibres, de vitamines et de minéraux.
Cette alimentation déséquilibrée accroît de façon importante le risque de voir se développer des maladies métaboliques et nutritionnelles qui peuvent non seulement diminuer l’espérance de vie, mais aussi altérer la qualité de celle-ci.
« Que ton alimentation soit ton seul médicament »
(Hyppocrate – médecin grec – né +/- en 460 avant JC)
Quelques dates :
En 1790 : prémices de la stérilisation inventée par un Britannique qui consiste alors à chauffer des aliments dans des boîtes hermétiquement closes.
En 1929 : les grosses entreprises agroalimentaires commencent à voir le jour.
En 1930 : début des pesticides chimiques dont le DDT (1943) et aujourd’hui tout à fait interdit principalement pour cause de toxicité environnementale.
En 1961 : apparition des premiers additifs alimentaires
Années 90 : début des premiers scandales liés à l’alimentation avec la crise de la vache folle en 1996 et celle de la dioxine en 1999 … et plus actuellement celle des œufs contenant du fibronil.
Enfin et pour conclure, nous aimerions terminer par l’approche de notre futur bien-être. Si de quelque manière que ce soit, nous pouvons par nos coachings/formations induire quelques pistes de changement dans notre comportement alimentaire et nos habitudes de vie, nous serons tous les grands gagnants de notre confort de vie au quotidien.